JEDEDIAH CORWYN VOLTZ

« La conception d’un bâtiment requiert l’expertise de nombreux intervenants dans diverses disciplines. L’approche courante de conception par divisions disciplinaires s’avère peut-être inefficace à l’atteinte de hautes performances environnementale et sociétale. Pour résoudre ces enjeux complexes et multidimensionnels, la dynamique des relations interdisciplinaires se doit d’être revue, voir transformée en une nouvelle articulation innovatrice et plus flexible qui permettra un dialogue concerté entre les professionnels de la science du bâtiment et la société. Seul le développement d’outils flexibles, simples et rapides pouvant être utilisés aux étapes préliminaires de conception permettra de faire converger les différents intervenants. »

Le bâtiment comme lieu d’innovation transdisciplinaire, Hugues Boivin & André Potvin

visuel JEDEDIAH CORWYN VOLTZ

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“Nos maisons et nos villes produisent la moitié des gaz à effet de serre et consomment 50% des ressources non renouvelables. Prenons les décisions politiques qui s’imposent : nous savons construire des bâtiments qui ont un impact quasiment nul sur la planète”. Françoise Hélène Jourda, architecte

 

L’architecte est un être aux multiples facettes, capable d’évoluer la tête dans les étoiles tout en conservant les pieds sur terre. Ainsi la JNAC achevée, la restitution de cette expérience sous forme d’exposition, du 19 novembre au 10 décembre 2016 à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, révèle de la capacité d’imagination des enfants. La poésie des maquettes est transportée sur un convoyeur de l’agence Bl.am et sur l’ensemble prévaut une cohérence que l’on n’aurait pu s’imaginer. Les projets se démarquent les uns des autres par leur originalité et leur singularité spatiale tout en conservant une matérialité et une échelle similaire

►► »Les enfants font la démonstration enthousiaste et collégiale de ce qu’est le fondement de la ville : le partage et l’invention » Pierrick Beillevaire, vice-président de l’Ardepa ◄◄

►► »Ce qui est probant, et nous en sommes témoins ici ce matin, c’est d’être parvenus à accomplir dans un système pourtant complexe, un événement qui rassemble tous les acteurs porteurs de la transmission de la culture architecturale  » Dominique Tessier, président du Réseau des maisons de l’architecture ◄◄

Je tiens à remercier Valérie,enseignante hors pair de l’école Jules Verne de Mauves sur Loire, ainsi que François, « architecte de coeur » de l’école du Coudray à Nantes sans qui tout ceci n’aurait pu être réalisé.

Merci également aux directions de ces établissements pour avoir laissé entrer l’architecture dans vos écoles et surtout, MERCI à tous les enfants des classes de CM1 & CM2 de ces 2 écoles pour leur disponibilité, leur attention, leur créativité et leur joie de vivre !

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Qu’en dit la presse ? 
motifs

La nature constitue une source inépuisable d’énergie créatrice chez l’architecte que je suis. Les formes et les couleurs naissent dans la nature et sont sublimées par la main de l’homme. Je me plais à dessiner et user de motifs…

Chez aPOTHèME, nous affectionnons tout particulièrement le travail de William Morris qui pensait que « le plus grand artiste restait un artisan ; l’artisan le plus humble était aussi un artiste ». Sa grande idée était de rehausser les arts décoratifs au niveau des arts dits majeurs, la peinture et la sculpture. Ainsi, les ouvriers, devenus artisans d’art, libérés de l’esclavage des machines, retrouveraient le plaisir de travailler de leurs mains à l’embellissement du monde ! De quoi faire réfléchir…

Si comme moi le motif vous habite, je vous conseille la lecture de : L’étoffe du Diable: une histoire des rayures et des tissus rayés proposé par Michel Pastoureau.

 

Et bien, non il ne veut pas devenir architecte, mais il veut dessiner et fabriquer des robots ! Cher Yanis, nous n’aurons pas eu la chance de nous rencontrer mais va savoir, un jour peut être… car robots et architecture se croisent parfois…

Plus d’infos sur ce projet ici 

 

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L’ouverture que constitue chaque seuil est un lieu de transition entre deux espaces de statuts différents.
Ombre / étroitesse / cadre formé par le bâtiment
Le cadre ferme le regard / il magnifie l’espace public dans un cadre pictural.
La maison n’accorde à la rue que la silhouette d’un bâtiment fermé en pierres, mais parfaitement inscrit dans l’architecture locale.
Relations dedans dehors et dévoilement
Le fragment de paysage que l’on perçoit dès l’entrée, sans l’approcher ni se l’approprier, laisse deviner l’étendue et la magnificence du panorama.
Rituel de l’entrée qui s’ouvre sur une perspective qui permet de s’échapper.
La façon d’entrer et de franchir la porte perpétue des rituels culturels. Une manière d’ennoblir le passage existe jusque dans les habitations les plusmodestes, où les valeurs du monde intérieur sont annoncées par un traitement de l’entrée particulier
Espace de transition et de représentation au seuil de la maison.

Piscine Siza

Quand on est architecte, l’espace se vit différemment. Non pas que l’architecte soit « plus ceci, ou moins cela ». Simplement que l’architecte, né avec une sensibilité différente à l’espace, a appris à comprendre et à écouter la lumière, les lignes, les couleurs, la matière… Ce qui en résulte est une expérience constante et quotidienne. Cet été, j’ai redécouvert le travail d’Alvaro Siza.

Cet architecte portugais que j’affectionne, fait un travail exceptionnel sur l’introduction de la géométrie dans le paysage. J’ai vécu une expérience déroutante, riche et nouvelle d’un lieu que je connaissais différemment.

…Une route qui part vers la mer, du béton qui devient de la roche, une ligne qui s’arrondie, telle un barrage, et qui vient former une piscine, dont le trop plein se déverse dans la mer… 

Telle est la piscine de Leça da Palmeira de Matosinhos (Portugal).

Mais cette fois, l’espace est sonore, les lignes sont perturbées par le mouvement de l’eau, perpétuel, les rochers ont pris des couleurs, celles des serviettes de plages, fluos, … le lieu est habité.

Le lieu se révèle et prend tout son sens… et j’ai plaisir à croiser Siza et Kroll.

« L’architecture n’est pas une marchandise, un narcissisme personnel ou collectif. Elle est un lien empathique entre les humains » Lucien Kroll, architecte belge. 

Vidéo Joana Nunes 2012 & Photographie VVT 2016

 

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L’été et l’approche des vacances poussent la réflexion sur l’architecture éphémère…  Habiter le campement, n’est pas seulement une question lancée, c’est un questionnement profond sur le devenir de l’architecture. Une problématique d’actualité sur laquelle les services urbanismes vont devoir se pencher prochainement. Les changements climatiques et les guerres entraînent des déplacements de populations, importants, sur un territoire qui lui, n’est pas extensible.

« Comme le dit l’étymologie latine du mot : campus désigne le terrain d’exercice ou le lieu d’un combat, mais aussi l’étape de cette armée en déplacement, et plus généralement la station provisoire de populations en mouvement. Nomades, guerriers, errants, explorateurs, travailleurs de chantiers, scientifiques, envahisseurs, pèlerins ou migrants, et bien sûr réfugiés ou déplacés internes, les populations en mouvement, qui ont adopté et adoptent encore le campement comme habitation, sont bien plus diverses qu’on ne l’imagine ».  Michel Agier, anthropologue

Habiter le campement,  c’est aussi le nom de l’exposition proposée par La Cité de l’Architecture et du Patrimoine , jusqu’au 29 août.  La commissaire Fiona Meadows et le comité scientifique ont déterminé un corpus composé de six typologies d’habitants des campements : les nomades, les voyageurs, les infortunés, les exilés, les conquérants et les contestataires, illustrées par une quarantaine de situations concrètes, à travers des photographies, complétées par des analyses graphiques réalisées par l’architecte Damien Antoni et son équipe. La scénographie a été conçue par le collectif d’architectes 1024.

Photo tirée de l’exposition Habiter le campement, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris. 

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Le château de sable est l’incontournable de la plage… enfant on rêve de devenir architecte et quelques années après, l’architecte prend toujours plaisir à construire des châteaux de sable pendant ses vacances… si vous pensez que construire un château de sable est sans difficulté pour un architecte, vous faites erreur, car, s’il n’existe pas de PLU (Plan Local d’urbanisme) associé à la construction éphémère sur la plage, ni de normes de sécurité incendie ou d’accessibilité quelconque, le château de sable requiert une grande technicité !

Quelques conseils donnés par l’architecte Renzo Piano – architecte Italien à qui on doit, entre autre, le Centre Pompidou à Paris – livrés lors d’une interview dans The Guardian.

Et si vous êtes un minimum soucieux de l’environnement, n’achetez pas de matériel en plastique, rien ne vaut les mains pour obtenir la texture parfaite !

Visuel d’un château de sable à Cannon Beach – Etats Unis

 

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