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Il existe un monde parallèle dans lequel l’architecture forme un genre distinct au sein de la création architecturale. Une architecture qui se défini d’après le laps de temps qui lui est accordé et qui peut varier de quelques heures à quelques années. Cette architecture est celle du spectacle, créée avec des morceaux de rien, ou de tout, de matériaux périssables et de techniques de construction propres. Ce n’est pas l’architecture du provisoire mais une architecture éphémère.

Une structure qui existe pour elle-même, le temps que quelque chose se passe.

Quand la nuit commence à poindre, l’espace vient se créer. Le jeu des comédiens nous entraîne dans ce décor et j’aime à penser que ce que je vois, j’intellectualise prend une forme différente dans l’esprit de chacun.

L’été est propice à l’architecture éphémère, et hier nous avons eu la joie de nous laisser conter une oeuvre de Victor Hugo. La Compagnie Le Temps est Incertain mais on joue quand même nous a émerveillée… une fois de plus… 4 actes, 4 décors en 1, un texte difficile compris par le jeune public… bravo.

Les dates & lieux de leur spectacle été 2016 ici  – Mille Francs de récompense , Victor Hugo

 

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Les sources d’humidité dans les bâtiments se répartissent en trois grandes familles :

  • Les sources extérieures au bâtiment : elles sont principalement constituées de la pluie (pénétration par la façade ou par la
    toiture) et des remontées capillaires (par les fondations ou les murs enterrés).
  • Les sources provenant du bâtiment lui-même : que ce soit en neuf ou en rénovation, les matériaux possèdent une certaine humidité qu’ils vont dans certains cas devoir évacuer. C’est le cas du séchage du béton ou des enduits par exemple.
  • Les sources liées aux usagers : une personne émet de la vapeur d’eau par respiration et par sudation. La cuisine et la toilette sont aussi des sources d’humidité liées à l’utilisation du bâtiment, mais il faut également prendre en compte le séchage du linge, la présence de plantes vertes, animaux, …

Jusqu’à récemment, la plupart des bâtiments construits étaient très peu étanches à l’air. Par jour de vent, le taux de renouvellement atteignait souvent la dizaine de volumes par heure, même pour des bâtiments soit disant performants. Cette inétanchéité créait de gros problèmes de chauffage, mais elle permettait une évacuation facile de l’humidité de l’air intérieur sans créer aucune pathologie.

La météo actuelle nous impose, architectes à redoubler de vigilance sur l’étanchéité à l’air de nos bâtiments. Cela commence par le dessin des architectes et bureaux d’études. Ensuite, aux entreprises de faire preuve de rigueur et précision dans la réalisation des chantiers. Enfin, la responsabilisation des occupants est nécessaire dans la gestion des apports d’humidité (aération lors de la cuisine ou de la toilette par exemple), ainsi qu’une bonne maintenance des installations de ventilation (changement des filtres tous les 4 mois pour certaines vmc !).

Et si en 2009 vous n’étiez pas à Nantes, jetez un oeil sur l’oeuvre de Stéphane THIDET, un petit chouchou local.

Photo Le refuge, Stéphane Thidet 

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Dans le cadre de la Semaine nationale des Hlm, Nantes Métropole Habitat s’associe à la Maison Régionale de l’Architecture des Pays de Loire et propose un concours dessins du 26 avril au 27 mai 2016. Ce concours a pour thème « Deviens l’architecte de demain ! »

Le principe est simple, les enfants qui ont entre 6 et 11 ans deviennent les architectes de demain, imaginant leur maison ou leur immeuble du futur. Les dessins sélectionnés seront modélisés en 3D par des architectes, des vrais ! Convaincus que l’architecture doit être accessible à tous et que la génération qui arrive se préoccupera naturellement des enjeux climatiques, nous encourageons ce type de démarche et sommes fiers de faire parti du jury de sélection de ce concours.

Soyez créatifs et nombreux à participer !

 dessin d'un enfant Guérandais réalisé dans le cadre d'ateliers sur l'éco quartier de Guérande (44), travail sur l'école idéale - 2015
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On nous dit que nous avons changé d’ère, que nous vivons désormais à l’Anthropocène, cette nouvelle ère géologique où l’homme a la responsabilité de sa planète.

Convaincue que le changement est déjà en cours, je crois en la génération « mangeuse de cakes au caramel et affectionnant encore les legos »…

Et vous ? Êtes-vous prêts à devenir un nouveau terrien ? Pour le savoir, poussez la porte du grand village collaboratif organisé par Le Grand T, et venez philosopher, recycler vos vieux grille-pain, échanger des idées, fabriquer votre électricité à la force du mollet, trafiquer vos jouets cassés et admirer de mystérieux fonds marins !

  • gagnez des places pour le festival en participant au concours de dessin… infos ici 
  • venez ‘cowatter’ sur l’un des deux vélos générateurs #CoWatt et stocker l’énergie qui servira à alimenter le son de la DJ party du samedi soir ! infos ici 
  • et tous les détails du projet et des festivités ici
Stade - crédit photo Stéphane Chalmeau

Nous n’avons jamais été sollicités pour penser le lieu du sport, mais savons que si cela devait arriver, nous ne manquerions pas de nous inspirer du stade nantais de Jean Guervilly, architecte que nous avons eu comme professeur et dont nous admirons le travail. Le Stadium Métropolitain Pierre Quinion se situe contre l’hippodrome… un volume en lévitation au dessus des athlètes… Une réussite esthétique et environnementale !

L’arrivée des beaux jours est propice à la balade, qu’elle soit à pieds ou à vélo… voici une idée de balade et un challenge auquel nous participons avec plaisir !

Si comme nous vous pensez que le vélo trouve sa place en ville, venez apporter vos kilomètres à la ville de Nantes en participant à l’EUROPEAN CYCLING CHALLENGE 2016. Une façon ludique et sympathique de promouvoir ce mode de déplacement parfaitement adapté en ville et complètement propre !

Et si votre vélo ne sait pas où vous conduire, la Maison de l’Architecture de Nantes vous invite à découvrir jusqu’au 20 août prochain une exposition intitulée Le sport, Architectures au quotidien.

 Crédit photo Stéphane Chalmeau 

 

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En terre ,oui, mais encore… crue, c’est-à-dire qu’elle n’est pas cuite à la différence des briques qui sont en terre… cuite.

Nombreux sont ceux qui ignorent totalement la terre crue comme matériau de construction.

Et pourtant, des plus anciennes traces datées d’il y a 11000 ans aux bâtiments les plus contemporains, la terre crue est présente sur tous les continents. De l’habitat d’urgence au manoir et de la ferme au logement collectif actuel, la terre est partout. Aujourd’hui, on estime entre  30% et 50% la population mondiale qui vit dans des habitats en terre crue.

Solide, durable, renouvelable, mais aussi saine, confortable, contemporaine … et même un peu en avance sur son temps !…

L’immensité du parc bâti en terre crue, quelle que soit la technique employée, bauge, torchis, pisé (…), est pour nous une inestimable encyclopédie vivante, une source d’inspiration.

La terre crue a montré son efficacité à répondre à des contraintes, des usages, des problématiques constructives très variées,  à des conditions environnementales multiples, depuis les déserts d’Afrique jusqu’aux marais normands, par des formes, des techniques adaptées, appropriées, savantes, loin, très loin de la taupinière !

Parce qu’elle permet des constructions solides  aux formes contemporaines, qu’elle apporte inertie, hygrorégulation, qu’elle se prélève sur place et est totalement renouvelable ; parce qu’elle permet les circuits  courts, favorise l’économie et l’emploi local ; parce qu’elle à un coût quasi nul (uniquement de  main d’œuvre) , la terre crue est un matériau de construction tout à fait cohérent dans l’optique d’une société durable et qui trouve naturellement sa place dans l’architecture d’avant-garde…

Apothème Architecture se spécialise dans la construction en terre crue.

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Le lieu unique, l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes, et la Maison régionale de l’architecture des Pays de la Loire s’associent autour d’un cycle de conférences accessible à tous : L’Architecture face aux enjeux du Climat.

La soirée du 23 février sera l’occasion d’entendre Denis Mercier (Spécialiste de la géomorphologie paraglaciaire).

Klaus, Xynthia… les épisodes d’inondations tragiques se succèdent et pourtant, aucune solution technique constructive innovante, permettant d’adapter les nouvelles constructions à la montée des eaux, n’a jusqu’à présent vu le jour. A l’aube de la généralisation des habitations à énergie positive, nous bâtissons encore des habitations à la merci d’aléas climatiques prévisibles.

Si, chez nous, la problématique de l’habitat en zone inondable ne passionne pas les cercles de réflexions sur la construction de demain, Outre-Manche, l’agence d’architecture Baca  mène, avec le « UK Departement for Environnement, Food and Rural Affairs »,  un important travail de recherche baptisé « Life », acronyme de « Long Term Initatives for Flood-risk Environnements », autrement dit l’élaboration de stratégies durables pour zones inondables.

Mardi 23 février 2016, 18h30, salon de musique du Lieu Unique

Posée dans un bac, la maison s’élève avec la montée des eaux, à la manière d’un navire © Baca
Posée dans un bac, la maison s’élève avec la montée des eaux, à la manière d’un navire

 

 

 

 

Etude du CESER de l’Atlantique – Septembre 2015
source Le Moniteur 
Habiter le plan

« L’éthique, selon son étymologie, est un ethos, c’est-à-dire une « manière d’être ». Séjour de l’homme au monde, elle est un mode d’existence qui s’adresse à chacun et se distingue aussi bien d’une morale comme rapport à soi que d’une pensée moralisatrice pour l’Autre. Ainsi, l’éthique participe à la relation à autrui et au monde – à la Nature, à ce qu’on nomme bien hâtivement l’environnement. Elle se confond parfois avec la responsabilité, que nos actes ordinaires ne peuvent pas esquiver, et la déontologie, qui règle les pratiques professionnelles. L’architecte et l’urbaniste, par exemple, sont non seulement responsables juridiquement de ce qu’ils édifient, mais éthiquement. À l’heure où ces métiers connaissent de profondes mutations, à la suite des nouvelles configurations territoriales et des nouveaux modes de vie urbains, la question de l’éthique se pose avec acuité. Bâtir la demeure de l’homme, aménager ses lieux et ses sites ne sont pas une mince affaire. Certes, de trop nombreux professionnels ne s’en soucient guère, préoccupés qu’ils sont par « leur » œuvre ou leur chiffre d’affaire… Pourtant, chaque jour, s’affirme l’idée selon laquelle il n’y a pas d’esthétique sans éthique. »

Éthique, architecture, urbain, Thierry PAQUOT, Chris YOUNÈS
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Hier, premier jour de la COP 21. Nous suivons toutes les infos via La Gazette Greenpeace !

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Si votre agenda ne prévoit rien le mardi 1er décembre prochain, accompagnez moi écouter cette conférence !

Une approche idéale et réaliste de l’architecture, du monde et de notre planète. Une proposition pour une architecture durable, sans technologie à outrance… un retour à l’architecture vernaculaire adaptée aux lieux !

En attendant mardi, découvrez le travail de l’agence CS Studio architects ici 

 

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