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Habiter le campement

L’été et l’approche des vacances poussent la réflexion sur l’architecture éphémère…  Habiter le campement, n’est pas seulement une question lancée, c’est un questionnement profond sur le devenir de l’architecture. Une problématique d’actualité sur laquelle les services urbanismes vont devoir se pencher prochainement. Les changements climatiques et les guerres entraînent des déplacements de populations, importants, sur un territoire qui lui, n’est pas extensible.

« Comme le dit l’étymologie latine du mot : campus désigne le terrain d’exercice ou le lieu d’un combat, mais aussi l’étape de cette armée en déplacement, et plus généralement la station provisoire de populations en mouvement. Nomades, guerriers, errants, explorateurs, travailleurs de chantiers, scientifiques, envahisseurs, pèlerins ou migrants, et bien sûr réfugiés ou déplacés internes, les populations en mouvement, qui ont adopté et adoptent encore le campement comme habitation, sont bien plus diverses qu’on ne l’imagine ».  Michel Agier, anthropologue

Habiter le campement,  c’est aussi le nom de l’exposition proposée par La Cité de l’Architecture et du Patrimoine , jusqu’au 29 août.  La commissaire Fiona Meadows et le comité scientifique ont déterminé un corpus composé de six typologies d’habitants des campements : les nomades, les voyageurs, les infortunés, les exilés, les conquérants et les contestataires, illustrées par une quarantaine de situations concrètes, à travers des photographies, complétées par des analyses graphiques réalisées par l’architecte Damien Antoni et son équipe. La scénographie a été conçue par le collectif d’architectes 1024.

Photo tirée de l’exposition Habiter le campement, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris. 

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