Piscine Siza

L’esthétisme architectural transcendé par l’usage

Quand on est architecte, l’espace se vit différemment. Non pas que l’architecte soit « plus ceci, ou moins cela ». Simplement que l’architecte, né avec une sensibilité différente à l’espace, a appris à comprendre et à écouter la lumière, les lignes, les couleurs, la matière… Ce qui en résulte est une expérience constante et quotidienne. Cet été, j’ai redécouvert le travail d’Alvaro Siza.

Cet architecte portugais que j’affectionne, fait un travail exceptionnel sur l’introduction de la géométrie dans le paysage. J’ai vécu une expérience déroutante, riche et nouvelle d’un lieu que je connaissais différemment.

…Une route qui part vers la mer, du béton qui devient de la roche, une ligne qui s’arrondie, telle un barrage, et qui vient former une piscine, dont le trop plein se déverse dans la mer… 

Telle est la piscine de Leça da Palmeira de Matosinhos (Portugal).

Mais cette fois, l’espace est sonore, les lignes sont perturbées par le mouvement de l’eau, perpétuel, les rochers ont pris des couleurs, celles des serviettes de plages, fluos, … le lieu est habité.

Le lieu se révèle et prend tout son sens… et j’ai plaisir à croiser Siza et Kroll.

« L’architecture n’est pas une marchandise, un narcissisme personnel ou collectif. Elle est un lien empathique entre les humains » Lucien Kroll, architecte belge. 

Vidéo Joana Nunes 2012 & Photographie VVT 2016

 

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